Mes yeux gèlent

21 01 2009

Le jour où mes yeux ont gelés, il ne faisait pas froid, même très chaud, car tu te tenais devant moi. Et c’est là, à cet instant, comme un arrêt sur image, sur ton image, que désormais figée sur toi j’allais resté, comme une photo dans un album que l’on n’ouvre plus,  mais qui existe là, quelque part sur une tablette dans ma tête, à jamais gravée. Et le temps qui passe, ne peut l’effacer comme de l’encre indélébile sur du verre fragile, comme si les cristaux d’argent étaient suspendu dans le temps. Le temps ne fait que me rappeler que sur d’autre mes yeux ont aussi gelés et démarre le carrousel de diapositives nocives des souvenirs de celles qui me rappellent que la vie est si belle si fragile, après le moment de passion qu’il m’est donné de vivre. Parce qu’avide d’image qui me réchauffe le coeur je suis, doucement je revois ces moments qui me fuient.


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2 responses

22 01 2009
Scare Crow

Fanny: Vrai, mais j’ai qu’envie de les laisser allées sans tenter de les empêcher d’être vivante.

22 01 2009
Fanny

Il y a de ces images qui reviennent plus souvent que d’autres, les autres suivant pas loin derrière, comme pour nous rappeler que cette première n’est pas si différente des autres, nous lui accordons seulement une plus grande importance selon la place qu’elle occupa dans notre vie…Avec le temps elle se rangera loin derrière, non loin des autres, sans pour autant les rejoindre. Car à différent degré nous avons aimé, même si l’amour reste invariable dans le présent, il se nuance avec le temps. Parallèlement à un album, la filière se remplit, organisé sans ordre chronologique, c’est l’intensité, la sincérité, l’importance qu’on lui a donné, qui classera le fichier. N’empêche qu’il fera toujours partie du même dossier, celui du coeur échaudé, celui de la résignation, de l’acceptation. Amours passés, images figées, souvenirs ressassés, notre histoire est à jamais gravée dans nos mémoires éclatées…

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